La petite histoire du Jarret Noir

La grande traversée des jarrets noirs

Au 18e siècle, alors que la Beauce n’en est encore qu’à ses débuts, c’était impératif pour en assurer le développement de créer un lien routier direct avec Québec, en passant par Pointe-Lévy. À cette époque, la seule route praticable, appelée la route des Seigneurs, longeait la rivière Chaudière jusqu’au Saint-Laurent pour ensuite suivre les berges du fleuve jusqu’à Pointe-Lévy, un détour interminable.

À cette époque, entre la Beauce et le fleuve Saint-Laurent se dressait l’épaisse forêt de Sartigan, un territoire sauvage et indomptable. À force de persévérance et d’entêtement, les Beaucerons sont parvenus à y percer une route sommaire dont la traversée était fort hasardeuse.

Le secteur de Saint-Henri était particulièrement marécageux et rempli de fondrières dans lesquelles les pieds des passants s’enfonçaient souvent jusqu’aux genoux. Même si, à quelques endroits, on avait tenté de dominer cette nature hostile en construisant des ponts en billots e bois déposés sur la terre boueuse, c’était impossible pour les voyageurs de faire tout le trajet sans s’embourber. Même le général américain Benedict Arnold et son armée, en route vers Québec, s’y sont enlisés en 1775.

C’était donc facile de reconnaître ceux qui arrivaient à Pointe-Lévy en provenance de la Beauce avec leurs bas de pantalons maculés de boue, leurs « jarrets noirs ». Il n’en fallait pas plus pour que ce sobriquet servant à identifier les Beaucerons traverse le temps jusqu’à aujourd’hui.

C’est donc pour illustrer le caractère et le lieu d’origine de ses vins que La cache à Maxime a choisi « Le Jarret Noir » comme appellation.

Contact Us

We're not around right now. But you can send us an email and we'll get back to you, asap.

0

Start typing and press Enter to search